Le secteur minier canadien peut obtenir une part plus importante des investissements mondiaux, car la demande croissante pour des minéraux critiques, l'augmentation des coûts de développement et le soutien gouvernemental créent de nouvelles opportunités allant des mines à la transformation. Les prévisions indiquent qu'en 2025, les entreprises dépenseront environ 120 milliards de dollars canadiens pour les projets mentionnés dans la perspective de 10 ans des grands projets de ressources naturelles du Canada.
Analyse du marché et opportunités
Ce chiffre est de 50 milliards de dollars supérieur aux prévisions de 2018, bien qu'il ne parvienne pas encore à atteindre le pic du cycle précédent qui était d'environ 220 milliards de dollars en 2026. L'écart d'investissement existant crée un espace considérable pour la croissance. Les prévisions de BMO Equity Research montrent que les dépenses d'investissement dans le développement au Canada augmenteront de plus de 11 % au cours des deux prochaines années.
Les entreprises minières couvertes par BMO devraient dépenser 350 milliards de dollars canadiens pour les dépenses opérationnelles, les investissements durables et les projets de croissance au cours des cinq prochaines années. BMO a demandé aux investisseurs de se tourner vers des investissements en aval afin que la production complète au Canada devienne une réalité.
Défis et solutions
Pour réaliser ce changement, les nouveaux investissements miniers doivent se concentrer sur la fusion et le raffinage du cuivre national, l'obtention de sous-produits, les matériaux précurseurs de batteries, la séparation des éléments rares et d'autres matériaux spécifiques. Les infrastructures ont toujours été un domaine clé pour l'investissement minier et peuvent désormais ouvrir de nouvelles zones minières et créer de nouvelles opportunités à travers le pays.
Étant donné l'importance des minéraux critiques sur le marché mondial, BMO recommande de développer des chaînes d'approvisionnement pour les minéraux critiques qui pourraient nécessiter une intervention gouvernementale. Le financement des infrastructures pourrait également offrir une autre voie pour élargir l'industrie. La séparation des investissements en infrastructures du développement minier pourrait attirer des fonds d'infrastructure spécialisés et réduire le coût du capital.
Enfin, BMO conclut qu'avec une alignement croissant entre le gouvernement, les organismes de réglementation et les citoyens, le secteur minier canadien peut offrir des rendements compétitifs et appropriés et aider à financer les infrastructures et la capacité minière nécessaires pour ouvrir de nouvelles zones.



